Marseille mon ami
Dès l'entrée à l'école
Avec toi j'ai appris
Que l'on a rien pour rien
Entre les coups de coeurs
Et ceux pris dans la gueule
Vaincu ou bien vainqueur
J'ai trouvé mon chemin
Marseille mes amours
Un peu tendre un peu brute
Tu as pétri mes jour
Et chassé mes complexes
En me jetant tout cru
Dans les bras de tes putes
Qu'ont le coeur et le cul
Comme la porte d'Aix
Allez vaï Marseille
A l'ombre ou au soleil
Bois ton pastis et chante
Ces refrains de Scotto
Qui t'habillaient si bien
Allez vaï Marseille
Va donner des conseils
Aux joueurs de pétanque
Parle fort, parle haut
Et conteste le point
Prends la voix de César
Prends le ton de Panisse
Et que Dieu te bénisse
De mentir avec art
Allez vaï Marseille
Ton ciel est sans pareil
Et ta mer abusive
Qui vient lécher tes rives
S'étirant au soleil
Marseille tu trafiques
Et vis de contrebande
Tu joues avec les flics
T'aimes les armes à feu
Tu te veux Chicago
Mais tu as le coeur tendre
Le plus mauvais mélo
Te met les larmes aux yeux
Marseille lâche-moi
Moi qui connais tes failles
Tu ne me trompes pas
Quand tu joues les malfrats
Ne fais pas le malin
Je sors de tes entrailles
J'ai tété à ton sein
Et j'ai joui dans tes bras
Allez vaï Marseille
A l'ombre ou au soleil
Bois ton pastis et chante
Ces refrains de Scotto
Qui t'habillaient si bien
Allez vaï Marseille
Va donner des conseils
Aux joueurs de pétanque
Parle fort, parle haut
Et conteste le point
Mais à l'heure où l'amour
Tel un vent de Provence
Mi-léger, mi-violent
Vient perturber tes jours
Allez vaï Marseille
Va courtisez Mireille
Elle t'attend brûlante
Et fais-lui des enfants
Qui auront ton accent
Marseille
lunedì 30 novembre 2009
COM'E' TRISTE VENEZIA
Com'è triste Venezia
Charles Aznavour
EMI
Anno:1995
Charles Aznavour
EMI
Anno:1995
Etichette:
charles aznavour,
dischi,
dischi di charles aznavour,
EMI
domenica 29 novembre 2009
CHARLES AZNAVOUR AND THE CLAYTON-HAMILTON JAZZ ORCHESTRA
Charles Aznavour and the Clayton-Hamilton Jazz Orchestra
Charles Aznavour
EMI
Anno:2009
Charles Aznavour
EMI
Anno:2009
Etichette:
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dischi,
dischi di charles aznavour,
EMI
BIGLIETTI CHARLES AZNAVOUR, TESTO L'AMOUR BON DIEU L'AMOUR
L'amour bon Dieu l'amour
Vainqueur ou bien perdant
L'amour je veux dormir
L'amour faut que je rentre
L'amour avec les yeux
L'amour avec le ventre
L'amour à contre coeur
L'amour à contre temps
L'amour bon Dieu l'amour
Présenté par parents
Avec un vieux débris
En attendant qu'il lâche
L'amour en viager
Pour le magot qu'il cache
Où jeunesse et beauté
S'offrent au plus mourant
L'amour
Avec des hauts avec des bas de soie
Avec une ingénue avec une cocotte
L'amour à la cosaque en conservant ses bottes
L'amour de 5 à 7 l'amour à la papa
L'amour bon Dieu l'amour
Qui rend fou qui rend fort
Dans la paille ou le foin
Avec une sultane
Les jupes retroussées comme une paysanne
Et qui du bouche à bouche
Conduit au corps à corps
L'amour bon Dieu l'amour
Ça tourne à l'obsession chacun à sa façon
Le voit et l'interprète
Il encombre les coeurs il fait tourner les têtes
Se glisse dans le lit et les conversations
L'amour bon Dieu l'amour
Qu'on fait à temps perdu
L'amour sain
L'amour jeu l'amour entre deux portes
Celui qui met à plat et celui qui transporte
Avec des accessoires ou avec les mains nues
L'amour en travesti
En faux cul et faux sein
L'amour fleur d'oranger
Qui appelle sa mère
L'amour vient je te prends
Sous la porte cochère
L'amour hurle moins fort
Pense un peu aux voisins
L'amour bon Dieu l'amour
On y revient toujours
Tout comme l'assassin
Sur le lieu de son crime
Déchiré mais heureux d'être encore sa victime
Car on atteint jamais le sommet sans amour
L'amour bon Dieu l'amour
C'est aussi le bonheur
C'est l'attente mêlée de joie et de souffrance
C'est la porte qui s'ouvre
Et lettres qui s'élancent
C'est l'espoir qui fleurit
Là où le doute meurt
L'amour bon Dieu l'amour
C'est l'âme en mille éclats
C'est les yeux qui se cherchent
Et des mains qui se pressent
C'est un mot murmuré
Infini de tendresse
C'est le don permanent
De son coeur et de soi
Ce sont les volets clos
Deux ombres dans la nuit
Qui pudiquement nues
Se gorgent de je t'aime
Rien d'entendre des jeux qui sont toujours les mêmes
Qui sèment le plaisir et font germer la vie
L'amour bon Dieu l'amour
C'est l'espoir qu'un beau jour
Un être auréolé de grâce et de mystère
Vienne nous emporter aux confins de la terre
Où nous n'existerons qu'au seul nom de l'amour
Vainqueur ou bien perdant
L'amour je veux dormir
L'amour faut que je rentre
L'amour avec les yeux
L'amour avec le ventre
L'amour à contre coeur
L'amour à contre temps
L'amour bon Dieu l'amour
Présenté par parents
Avec un vieux débris
En attendant qu'il lâche
L'amour en viager
Pour le magot qu'il cache
Où jeunesse et beauté
S'offrent au plus mourant
L'amour
Avec des hauts avec des bas de soie
Avec une ingénue avec une cocotte
L'amour à la cosaque en conservant ses bottes
L'amour de 5 à 7 l'amour à la papa
L'amour bon Dieu l'amour
Qui rend fou qui rend fort
Dans la paille ou le foin
Avec une sultane
Les jupes retroussées comme une paysanne
Et qui du bouche à bouche
Conduit au corps à corps
L'amour bon Dieu l'amour
Ça tourne à l'obsession chacun à sa façon
Le voit et l'interprète
Il encombre les coeurs il fait tourner les têtes
Se glisse dans le lit et les conversations
L'amour bon Dieu l'amour
Qu'on fait à temps perdu
L'amour sain
L'amour jeu l'amour entre deux portes
Celui qui met à plat et celui qui transporte
Avec des accessoires ou avec les mains nues
L'amour en travesti
En faux cul et faux sein
L'amour fleur d'oranger
Qui appelle sa mère
L'amour vient je te prends
Sous la porte cochère
L'amour hurle moins fort
Pense un peu aux voisins
L'amour bon Dieu l'amour
On y revient toujours
Tout comme l'assassin
Sur le lieu de son crime
Déchiré mais heureux d'être encore sa victime
Car on atteint jamais le sommet sans amour
L'amour bon Dieu l'amour
C'est aussi le bonheur
C'est l'attente mêlée de joie et de souffrance
C'est la porte qui s'ouvre
Et lettres qui s'élancent
C'est l'espoir qui fleurit
Là où le doute meurt
L'amour bon Dieu l'amour
C'est l'âme en mille éclats
C'est les yeux qui se cherchent
Et des mains qui se pressent
C'est un mot murmuré
Infini de tendresse
C'est le don permanent
De son coeur et de soi
Ce sont les volets clos
Deux ombres dans la nuit
Qui pudiquement nues
Se gorgent de je t'aime
Rien d'entendre des jeux qui sont toujours les mêmes
Qui sèment le plaisir et font germer la vie
L'amour bon Dieu l'amour
C'est l'espoir qu'un beau jour
Un être auréolé de grâce et de mystère
Vienne nous emporter aux confins de la terre
Où nous n'existerons qu'au seul nom de l'amour
sabato 28 novembre 2009
BIGLIETTI CHARLES AZNAVOUR, TESTO AUTOBIOGRAPHIE
J'ai ouvert les yeux sur un meublé triste
Rue Monsieur Le Prince au Quartier Latin
Dans un milieu de chanteurs et d'artistes
Qu'avaient un passé, pas de lendemain
Des gens merveilleux un peu fantaisistes
Qui parlaient le russe et puis l'arménien
Si mon père était chanteur d'opérette
Nanti d'une vois que j'envie encore
Ma mère tenait l'emploi de soubrette
Et leur troupe ne roulait pas sur l'or
Mais ma soeur et moi étions à la fête
Blottis dans un coin derrière un décor
Tous ces comédiens chargés de famille
Mais dont le français était hésitant
Devaient accepter pour gagner leur vie
Le premier emploi qui était vacant
Conduire un taxi ou tirer l'aiguille
Ça pouvait ce faire avec un accent
Après le travail les jours de semaine
Ces acteurs frustrés répétaient longtemps
Pour le seul plaisir un soir par quinzaine
De s'offrir l'oubli des soucis d'argent
Et crever de trac en entrant en scène
Devant un public formé d'émigrants
Quand les fins de mois étaient difficile
Quand il faisait froid, que le pain manquait
On allait souvent honteux et fébrile
Au Mont de piété où l'on engageait
Un vieux samovar, des choses futiles
Objet du passé, auxquels on tenait
On parlait de ceux morts près du Bosphore
Buvait à la vie, buvait aux copains
Les femmes pleuraient, et jusqu'au aurores
Les hommes chantaient quelques vieux refrains
Qui venaient de loin, du fond d'un folklore
Où vivaient la mort, l'amour et le vin
Nous avions toujours des amis à table
Le peu qu'on avait on le partageait
Mes parents disaient: "Ce serait le diable
Si demain le ciel ne nous le rendait"
Ce n'était pas là geste charitable:
Ils aimaient les autres, et Dieu nous aidait
Tandis que devant poêles et casseroles
Mon père cherchait sa situation
Jour et nuit sous une lampe à pétrole
Ma mère brodait pour grande maison
Et nous avant que d'aller à l'école
Faisions le ménage et les commissions
Ainsi j'ai grandi sans contrainte aucune
Me soûlant la nuit, travaillant le jour
Ma vie a connu diverses fortunes
J'ai frôlé la mort, j'ai trouvé l'amour
J'ai eu des enfants qui m'ont vu plus d'une
Fois me souvenir le coeur un peu lourd
La la di la la la...
Rue Monsieur Le Prince au Quartier Latin
Dans un milieu de chanteurs et d'artistes
Qu'avaient un passé, pas de lendemain
Des gens merveilleux un peu fantaisistes
Qui parlaient le russe et puis l'arménien
Rue Monsieur Le Prince au Quartier Latin
Dans un milieu de chanteurs et d'artistes
Qu'avaient un passé, pas de lendemain
Des gens merveilleux un peu fantaisistes
Qui parlaient le russe et puis l'arménien
Si mon père était chanteur d'opérette
Nanti d'une vois que j'envie encore
Ma mère tenait l'emploi de soubrette
Et leur troupe ne roulait pas sur l'or
Mais ma soeur et moi étions à la fête
Blottis dans un coin derrière un décor
Tous ces comédiens chargés de famille
Mais dont le français était hésitant
Devaient accepter pour gagner leur vie
Le premier emploi qui était vacant
Conduire un taxi ou tirer l'aiguille
Ça pouvait ce faire avec un accent
Après le travail les jours de semaine
Ces acteurs frustrés répétaient longtemps
Pour le seul plaisir un soir par quinzaine
De s'offrir l'oubli des soucis d'argent
Et crever de trac en entrant en scène
Devant un public formé d'émigrants
Quand les fins de mois étaient difficile
Quand il faisait froid, que le pain manquait
On allait souvent honteux et fébrile
Au Mont de piété où l'on engageait
Un vieux samovar, des choses futiles
Objet du passé, auxquels on tenait
On parlait de ceux morts près du Bosphore
Buvait à la vie, buvait aux copains
Les femmes pleuraient, et jusqu'au aurores
Les hommes chantaient quelques vieux refrains
Qui venaient de loin, du fond d'un folklore
Où vivaient la mort, l'amour et le vin
Nous avions toujours des amis à table
Le peu qu'on avait on le partageait
Mes parents disaient: "Ce serait le diable
Si demain le ciel ne nous le rendait"
Ce n'était pas là geste charitable:
Ils aimaient les autres, et Dieu nous aidait
Tandis que devant poêles et casseroles
Mon père cherchait sa situation
Jour et nuit sous une lampe à pétrole
Ma mère brodait pour grande maison
Et nous avant que d'aller à l'école
Faisions le ménage et les commissions
Ainsi j'ai grandi sans contrainte aucune
Me soûlant la nuit, travaillant le jour
Ma vie a connu diverses fortunes
J'ai frôlé la mort, j'ai trouvé l'amour
J'ai eu des enfants qui m'ont vu plus d'une
Fois me souvenir le coeur un peu lourd
La la di la la la...
Rue Monsieur Le Prince au Quartier Latin
Dans un milieu de chanteurs et d'artistes
Qu'avaient un passé, pas de lendemain
Des gens merveilleux un peu fantaisistes
Qui parlaient le russe et puis l'arménien
venerdì 27 novembre 2009
BIGLIETTI CHARLES AZNAVOUR, TESTO MON EMOUVANT AMOUR
Tu vis dans un silence éternel et muet
Je traduis tes regards et lis dans tes sourires
Interprétant les mots
Que tes mains veulent dire
Dans ton langage étrange qui semble être un ballet
Un émouvant ballet que tu règles pour moi
De gestes façinants qui sont jamais les mêmes
Et quand tu bout des doigts tu murmures je t'aime
J'ai l'impression parfois comme entendre
Mon amour, mon amour, mon amour, mon amour
Mon amour, mon merveilleux amour, mon déchifrant amour, mon émouvant amour.
Comme pour te parler, je manquais de moyens
Me trouvant près de toi, comme en terre étrangère
Ne pouvant me servir d'aucun vocabulaire
A mon tour j'ai appris, le language des mains
Tu ris un peu de moi, car je suis maladroit,
Et fait souvent des gaffes
Je n'ai jamis été très fort en orthographe,
Mais j'ai tant à te dire
Et je t'aime si fort ...
Mon amour, mon amour, mon amour, mon amour
Mon amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour, mon émouvant amour
Mon amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour, mon émouvant amour.
Je traduis tes regards et lis dans tes sourires
Interprétant les mots
Que tes mains veulent dire
Dans ton langage étrange qui semble être un ballet
Un émouvant ballet que tu règles pour moi
De gestes façinants qui sont jamais les mêmes
Et quand tu bout des doigts tu murmures je t'aime
J'ai l'impression parfois comme entendre
Mon amour, mon amour, mon amour, mon amour
Mon amour, mon merveilleux amour, mon déchifrant amour, mon émouvant amour.
Comme pour te parler, je manquais de moyens
Me trouvant près de toi, comme en terre étrangère
Ne pouvant me servir d'aucun vocabulaire
A mon tour j'ai appris, le language des mains
Tu ris un peu de moi, car je suis maladroit,
Et fait souvent des gaffes
Je n'ai jamis été très fort en orthographe,
Mais j'ai tant à te dire
Et je t'aime si fort ...
Mon amour, mon amour, mon amour, mon amour
Mon amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour, mon émouvant amour
Mon amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour, mon émouvant amour.
giovedì 26 novembre 2009
BIGLIETTI CHARLES AZNAVOUR, TESTO MON AMI, MON JUDAS
Il n'est jamais aisé de juger sur la mine
Nous ne choisissons pas, on est choisi par eux
Qui se font une tête d'imbécile heureux
Et nous donnent le change en mettant la sourdine
Toujours là, toujours prêts, disponibles et serviables
Nageant comme un poisson dans la compromission
Un sourire accroché à cet air voulu con
Qui cache adroitement un autre air implacable
Mon ami, mon Judas
Joue le jeu ne te gêne pas
Courtise-moi, fais des courbettes
Jure que tu es mon ami
Dévoué, sincère et honnête
Que c'est à la mort, à la vie
Fais-toi tout humble et tout sourire
Dis-moi que j'ai un charme fou
Que j'ai de la classe et du goût
Et passe la brosse à reluire
Ça ne te coûte pas un sou
Nous facilitant tout, nous évitant les drames
Ils sont pour nous aider prêts à n'importe quoi
Même complaisamment à nous border parfois
S'ils nous trouvent au lit coucher avec leur femme
Prêts à veiller la nuit, prêts à danser la gigue
Pour mieux nous amuser, prêts à se mettre nus
Acceptant s'il le faut le coup de pied au cul
Se baissant gentiment pour pas qu'on se fatigue
Mon ami, mon Judas
Prends le physique de l'emploi
Flatte-moi de mon élégance
Dis-moi que je suis bon et beau
D'une étonnante intelligence
Que je choisi bien mon bordeaux
Mange mon caviar à la louche
Fume mes havanes au kilo
Et tapi derrière mon dos
Pense aux ristournes que tu touches
Et au prix de l'or en lingot
Mon ami, mon Judas
Dans l'ombre joue avec ta proie
Tire adroitement les ficelles
Tu n'es pas bouffon tu es roi
Je ne suis que polichinelle, moi,
Doux rêveur et tête de bois
Cher profiteur et parasite
Lorsque mon temps sera passé
Le citron mille fois pressé
Vends-moi, trahis-moi au plus vite
Et va-t-en compter tes deniers
Mon ami, mon Judas
Fais ton métier, crucifie moi
Nous ne choisissons pas, on est choisi par eux
Qui se font une tête d'imbécile heureux
Et nous donnent le change en mettant la sourdine
Toujours là, toujours prêts, disponibles et serviables
Nageant comme un poisson dans la compromission
Un sourire accroché à cet air voulu con
Qui cache adroitement un autre air implacable
Mon ami, mon Judas
Joue le jeu ne te gêne pas
Courtise-moi, fais des courbettes
Jure que tu es mon ami
Dévoué, sincère et honnête
Que c'est à la mort, à la vie
Fais-toi tout humble et tout sourire
Dis-moi que j'ai un charme fou
Que j'ai de la classe et du goût
Et passe la brosse à reluire
Ça ne te coûte pas un sou
Nous facilitant tout, nous évitant les drames
Ils sont pour nous aider prêts à n'importe quoi
Même complaisamment à nous border parfois
S'ils nous trouvent au lit coucher avec leur femme
Prêts à veiller la nuit, prêts à danser la gigue
Pour mieux nous amuser, prêts à se mettre nus
Acceptant s'il le faut le coup de pied au cul
Se baissant gentiment pour pas qu'on se fatigue
Mon ami, mon Judas
Prends le physique de l'emploi
Flatte-moi de mon élégance
Dis-moi que je suis bon et beau
D'une étonnante intelligence
Que je choisi bien mon bordeaux
Mange mon caviar à la louche
Fume mes havanes au kilo
Et tapi derrière mon dos
Pense aux ristournes que tu touches
Et au prix de l'or en lingot
Mon ami, mon Judas
Dans l'ombre joue avec ta proie
Tire adroitement les ficelles
Tu n'es pas bouffon tu es roi
Je ne suis que polichinelle, moi,
Doux rêveur et tête de bois
Cher profiteur et parasite
Lorsque mon temps sera passé
Le citron mille fois pressé
Vends-moi, trahis-moi au plus vite
Et va-t-en compter tes deniers
Mon ami, mon Judas
Fais ton métier, crucifie moi
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